Nous avons donc tous une santé mentale et celle-ci est dynamique, elle change et évolue tout au long de notre vie. Comme pour notre santé physique, nous pouvons parfois nous sentir bien et parfois ressentir un réel mal-être. Pour définir la santé au sens large, l’OMS indique que : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »
Puisque la santé mentale évolue, chaque personne est en recherche d’un certain équilibre. Cet équilibre nécessite des ressources internes à la personne :
- Notre personnalité, notre patrimoine génétique, notre capacité à faire face à nos émotions, notre estime personnelle, l’impact d’événements marquants de notre existence comme les rencontres amoureuses ou amicales, les séparations, les deuils, les violences subies.
Mais aussi externes, qui relèvent davantage de la société dans laquelle on évolue où des personnes qui vont nous entourer :
- Nos conditions de travail, de logement, de sécurité, notre niveau de vie, notre accès à l’éducation, notre accès aux soins, le niveau de solidarité dans la société, le degré de mobilisation contre le dérèglement du climat et les atteintes à l’environnement, la culture dans laquelle nous évoluons, les discriminations que nous subissons du fait de notre origine, religion, genre, orientation sexuelle, etc.
Comme le fait d’être en bonne santé physique, être en bonne santé mentale permet de se sentir bien dans sa peau, de s’épanouir, d’agir, de s’intégrer dans une communauté familiale, amicale, scolaire, professionnelle et de participer à la vie sociale.

Trop souvent nous pensons que se sentir en « bonne santé mentale » consiste à ne pas avoir de trouble psychique. Or, il est possible de se sentir épanoui, vivre une vie satisfaisante tout en ayant un trouble psychique. Par ailleurs, une personne ne vivant pas avec un trouble peut, vivre des situations de vie, qui viennent bouleverser son équilibre et sentir que sa santé mentale en est affectée
Toutes et tous concerné.e.s !
- 1 personne sur 4 en France est ou sera concernée par un trouble psychique au cours de sa vie ( 25%). Cela signifie que nous-mêmes, nos amis, notre famille, nos collègues, notre entourage peuvent être concernés.
- Les troubles psychiques sont encore fortement stigmatisés. Ce qui constitue des freins importants à la demande d’aide, au diagnostic précoce et à l’accès aux soins. 87 % des français n’osent pas parler de leurs problèmes de santé mentale à leur famille ou leurs amis, 35 % des français n’osent pas en parler à leur médecin traitant.
- Être soutenu pour aller vers des professionnels est essentiel : Cela permet éviter le passage d’un mal-être vers un trouble, isolement social, perte d’estime.
Un Conseil Local en Santé Mentale sur le territoire
La collectivité est déjà dotée d’un Contrat Local de Santé cependant, marquée par la volonté d’aller plus en profondeur sur les sujets concernant la santé mentale et a souhaité dédier une feuille de route dédiée, permettant de questionner de nouveaux sujets et enjeux du territoire.
En effet, si la santé mentale relève en partie de facteurs personnels, de nombreux autres facteurs sont quant à eux liés à nos conditions de vie. Ce constat fait de la santé mentale un enjeu collectif, sur lequel la société peut agir.
> C’est pourquoi, le CIAS de Lannion Trégor communauté et la Fondation Bon Sauveur des Côtes d’Armor (Pôle de Santé Mentale des Côtes d’Armor) s’associent pour porter conjointement une feuille de route dédiée à la santé mentale avec de nombreux partenaires du territoire.
- 2024 : Phase de diagnostic
- 1er semestre 2025 : Phase de rédaction
- 2e semestre 2025 : Phase de validation
- 2025-2030 : Phase de réalisation
- 2030 : Phase d’évaluation
En cours de rédaction