
Dans le cadre de leur stage de BTS Gestion et Protection de la Nature, Samuel Marion et Paul Coat accompagnent les actions d’arrachage de balsamine de l’Himalaya sur le Léguer. Rencontre avec ces deux jeunes qui se sont engagés dans cette action contribuant au maintien du label « Site Rivières Sauvages » sur le Léguer.
Samuel, Paul, vous êtes en stage dans le cadre de vos études, pouvez-vous en dire plus ?
Samuel : J’effectue mon stage dans le cadre de ma première année de BTS Gestion et Protection de la Nature (GPN) basé au campus AgriCorsica en Corse. C’est un stage obligatoire de 2 mois pour valider ma première année. Après mon BTS, j’envisage de poursuivre mes études dans l’environnement en mes spécialisant si possible sur les milieux montagneux.
Paul : Comme Samuel, je suis en première année de BTS GPN, mais celui de Suscinio, à Morlaix. Mon stage dure également 2 mois. Après le BTS, mon intention est de poursuivre mes études en me spécialisant dans les milieux aquatiques. La thématique du stage m’intéressait donc particulièrement.
Connaissiez-vous la balsamine de l’Himalaya avant votre stage ?
Samuel : Non, pas du tout, j’ai découvert la plante et les problèmes qu’elle pose au démarrage de mon stage. Du coup, j’ai commencé par de la bibliographie pour mieux appréhender cette plante exotique envahissante et les moyens de lutte.
Paul : Pour ma part, j’en avais entendu parler mais mes connaissances sur la plante étaient très vagues. J’ai donc pu me familiariser avec l’espèce, sa biologie, ses spécificités et sur les méthodes employées pour l’éradiquer.
Comment se déroule votre mission ? Comment intervenez vous pour retirer la plante ?
Samuel et Paul : C’est beaucoup de terrain. On intervient en arrachant à la main les plants de balsamine (ça s’arrache facilement) dans le cadre de plusieurs situations :
- en accompagnement / renfort de chantiers réalisés par Etudes et Chantiers. En passant derrière les débroussailleuses ou aux endroits où l’arrachage manuel est suffisant, on essaie de ne laisser aucun plant. Ces chantiers ont lieu dans la partie labellisée « Site Rivières Sauvages »
- En accompagnant les chantiers bénévoles avec des habitants de la vallée. On a déjà participé à deux chantiers, et il y en a d’autres à venir. Les bénévoles apprécient de nous avoir en renfort.
- Et également à deux sur d’autres « spots » non traités lors des précédents chantiers, pour couvrir un maximum de linéaire.
Avez vous un conseil ou un message à faire passer ?
Samuel : Aux habitants et randonneurs de la vallée : je les encourage à se renseigner, s’informer, sur les espèces exotiques envahissantes, pour apprendre à les reconnaître et pouvoir intervenir quand c’est possible. Et déjà ne pas les installer chez soi ou les supprimer avant qu’elles se répandent ailleurs.
Paul : Moi, le message que je voudrais faire passer, c’est qu’il ne faut pas hésiter à nous rejoindre et à participer aux chantiers bénévoles organisés entre fin juin et juillet. Il y en a un certain nombre. En plus c’est toujours très convivial, avec un coup à boire ou un pique-nique offert. Tout le monde peut participer. Et même en dehors de ces chantiers collectifs, j’invite les personnes qui seraient volontaires à nous donner un coup de main à d’autres moment et à nous prêter main forte sur les berges du Léguer, où il y a de fortes chances que vous nous croisiez cet été !
NB : toutes les dates de chantiers bénévoles balsamine sur le Léguer :
https://www.vallee-du-leguer.com/Les-chantiers-benevoles-d-arrachage-de-balsamine