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1 rue Monge - CS 10761
22307 LANNION Cedex

02 96 05 09 00

L’équipe du projet IoT Fog planche sur le traitement et le stockage en local des données liées à l’internet des objets.

Actualités -  Economie et enseignement supérieur -  le 20.01.2017  -

A Orange, un chercheur sachant chercher…

Economie

Aujourd’hui, lors du Salon de la recherche d’Orange Labs à Lannion (version locale du salon parisien qui s’est tenu en décembre), des équipes de chercheurs du site ont fait des démonstrations issues des travaux menés dans les labos. Découvertes de trois ateliers, sur les 17 présentés, pour pénétrer au cœur de ces expérimentations qui feront notre quotidien de demain.

Dans les couloirs, on croise les grands groupes et des startups lannionnaises, des élus, la presse locale, des industriels, des clients d’Orange : le salon de la recherche lannionnais d’Orange semble devenir un rendez-vous apprécié dans la sphère industrielle mais pas uniquement : découvrir des innovations suscite un réel intérêt.

 

Alice dans la maison

Dans une petite salle qui reproduit une ambiance feutrée domestique, la voix d’Alice accompagne la vie de ses occupants. « Alice, peux-tu changer la couleur de la lampe du salon ? » Alice réfléchit deux secondes, le temps d’analyser la requête, et s’exécute. « Alice, je m’en vais ! », elle réfléchit encore deux secondes et annonce : « Je mets la maison en sécurité dans cinq minutes ». Alors, les capteurs de présence s’activent, elle éteint la radio, la télé, les lumières, et la maison s’endort, tout est contrôlé, surveillé. Alice est en réalité, posée sur la table, c’est une sorte de cube qui constitue « une chaîne technologique complète pour piloter à la voix, de chez soi ou à distance, l’ensemble des équipements connectés de la maison, et être averti des évènements qui surviennent au domicile », expliquent les chercheurs d’Orange. Ce prototype est en expérimentation dans les labos et testé grandeur nature dans des familles volontaires à Lannion et à Paris. D’après les premiers éléments déjà recensés, il semblerait que les chercheurs vont devoir pousser plus loin : les gens souhaitent une transaction moins mécanique et s’attendraient volontiers à établir une relation avec Alice ! « On améliore Alice avec des éléments de personnalité, tout comme nous allons étendre ses capacités», explique Florence Duclaye, chef du projet à Orange. Il faudra encore attendre avant de voir Alice débarquer à la maison, le prototype par définition, est un assistant vocal en devenir.

Alice, petit cube qui s’invite à la maison.

 

Plutôt Fog que Cloud

Plus loin, dans les couloirs d’Orange, d’autres chercheurs nous racontent l’histoire de voisins qui s’entendent bien… et disposés à se partager l’usage d’objets connectés. Imaginons, les époux Duchâteau partant en week-end dans leur résidence secondaire. A peine arrivés, ils reçoivent une alerte sur leur smartphone : le taux d’humidité est anormalement important dans leur maison de ville. Monsieur clique sur le lien « voisins solidaires » qui lui suggère d’utiliser la caméra de Bonvoisin qui va pointer sur les ouvertures et là, il voit que la fenêtre du haut est restée ouverte. Il appelle son voisin pour la fermer, celui-ci traverse la rue, se présente devant la porte de la maison qui, après reconnaissance de visage va automatiquement ouvrir le verrou de la porte et l’accueillir avec un message de bienvenu.  Et si c’était un intrus qui s’était présenté devant ? Et bien, la porte serait non seulement restée verrouillée mais aussi la présence de cet individu non identifié aurait déclenché des jappements de chiens féroces derrière la porte !

Au-delà de ce scénario imaginé pour rendre aisée la compréhension des travaux de recherche, se déploient « de nouvelles capacités de traitement et de stockage de données qui restent dans la maison ou dans le quartier », expliquent Sylvie Le Gac Cesbron et Mariano Belaunde, qui ont développé ce projet au sein de leur équipe. C’est ce que l’on appelle le fog computing par opposition au cloud computing (serveurs informatiques distants). En filigrane, la question soulevée est la suivante : « Est-il toujours cohérent d’effectuer stockage et traitement dans des serveurs distants  alors que sources de données et lieux d’action se situent sur le terrain ? Cet éloignement n’est-elle pas source de risques de compromissions de la vie privée, de défaillances et de surcharge du réseau » ?

 

Améliorer l’expérience de la réunion

Dans l’atelier « Expérience digitale de la réunion », les chercheurs ont traqué de véritables solutions pour améliorer l’expérience globale de la réunion, l’exploiter et la valoriser au travers d’outils multimédias. « Sachant qu’un cadre passe en moyenne plus de cinq semaines par an en réunion, que ces réunions sont indispensables mais souvent perçues comme une perte de temps, il est opportun d’offrir des services pour les faciliter, avant, pendant et après », expliquent les chercheurs. En quelques mots, l’utilisateur planifie la réunion, le système va gérer les imprévus, les annulations, etc., pendant la réunion, « les progrès sur la captation vocale, l’analyse et la sémantique ouvrent les voies à la réalisation de services : prises de notes automatique, aide à la compréhension, etc. » Ensuite, l’utilisateur peut revenir sur les documents, les différents chapitres sont abordés par mots clés, on peut réécouter des extraits, faire une recherche fine, etc.

Comment améliorer, exploiter et valoriser les réunions ? Les chercheurs ont des solutions…